vendredi, 16 février 2007

Languier

" Un ouvrier célèbre dans le pays pour ses lézards naturalisés, que les dames de la haute société portent en broche, entreprit de me faire un languier en espalier, d'une matière et d'une couleur semblable au corail, qu'il fixa sur un plancher d'ivoire.
Aux quelques ramures qui portaient des esses, il fixa mes bouts de langues puis, à la réflexion, me proposa de réaliser une logette garnie de barreaux très resserrés pour les protéger d'un espèce de souris locale qui raffolait des abattis qui ont des odeurs de sainteté, fussent-elle passées."

Voyages de Jehan de Gurville


Avant d'être montées en orfèvrerie sur des arbres, les langues de prophètes sont naturalisées. La technique la plus fréquente consiste à les recouvrir d'une fine couche de cuivre ou d'argent par simple électrolyse. Elles sont censées s'oxyder vivement en présence d'haleines venimeuses.

A propos des languiers voir "Le crime de poison au Moyen Age" de Franck Collard ( édition PUF)

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vendredi, 13 octobre 2006

L'Homme au Sable : la longue-vue et l'automate

L'Homme au Sable, conte d' Hoffmann extrait des Nachtsücke, et paru en 1815, illustre la fascination extrême que peut exercer sur nous le monde familier et inquiétant des automates.

L'étudiant Nathanaël, le héros de ce conte, a été marqué dans son enfance par l'avocat Coppelius, un ami de son père qu'il rend responsable de sa mort et qu'il identifie à l'Homme au Sable ,ce personnage de conte fantastique qui endort les enfants qui ne veulent pas se coucher en leur jetant du sable dans les yeux qu'il dévore...
Devenu adulte, Nathanaël voit cette angoisse resurgir à la venue d’un opticien ambulant du nom de Coppola, qu’il prend pour Coppelius.
Il lui achète une longue-vue de poche qui lui permet d'épier Olympia, la fille de son professeur de physique Spalanzani qui habite de l'autre côté de la rue. Envouté par cette femme mystérieuse et superbement belle, il en tombe éperdument amoureux...

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Freud, cite ce conte d'Hoffman dans son essai de 1919, "Das Unheimliche, L'inquiétante étrangeté." Un article "Le silence dans la peinture contemporaine " par François-Marc Gagnon Professeur d'histoire de l'art Université de Montréal
http://www.erudit.org/revue/theologi/1999/v7/n2/005006ar....