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vendredi, 29 juin 2007

Serinette

De serin, l'oiseau. Oiseau chanteur qui est aussi à rapprocher de seriner...

Très en vogue au XVIIe et XVIIIe siècle, c'est une petite boite à musique  qui servait à apprendre à chanter aux serins  des mélodies  connues  comme par exemple  " Malbrough s'en va-t-en guerre..."
On mentionne également, dans le même esprit, les merlinettes pour les merles, les perroquettes pour les perroquets... 
La serinette  se présentait comme un petit orgue portatif qui, sur le principe de l'orgue de Barbarie, reproduisait  le son aigrelet du "flageolet d'oiseau" à son origine.


Sur le site de Bernard Pin, des airs d'une serinette restaurée par ses soins : http://www.bernard-pin.com/serinette_2.htm

Un tableau de Chardin : « la Serinette ou la Dame variant ses amusements » (tableau exposé au Salon du Louvre en 1737.) sur le site du ministère de la Culture :


"A l'époque où il se vend ainsi, Chardin a pourtant toute sa vogue à Paris et en Europe. Le prince de Lichtenstein met quatre de ses tableaux dans sa galerie de Vienne. Sa peinture enchante et passionne le comte de Tessin, un amateur digne de l'apprécier, qui fait successivement entrer dans sa galerie de Drotningholm LE NÉGLIGÉ OU LA TOILETTE DU MATIN, LES AMUSEMENTS DE LA VIE PRIVÉE, L'ÉCONOME, et communique au prince de Suède son goût de Chardin. C'est le temps où l'impératrice de Russie lui commande des tableaux pour sa galerie de l'Ermitage. La concurrence de si grands et si riches amateurs avec les curieux français aurait dû faire monter les prix du peintre, lui donner au moins l'aisance. Il n'en fut rien. La mode d'être payé cher manqua à Chardin. D'ailleurs, il faut le dire, il ne fit rien pour la faire venir. Dénué de toute âpreté au gain, il était si peu avide et si simple dans ses affaires, qu'une fois arrivé et connu, il se contenta des pauvres prix de ses débuts, et s'y arrêta, sans penser à tirer parti de son nom plus grand, de sa notoriété, du bruit de ses toiles dans le public. Mariette parle bien d'un prix de 18 000 livres pour son tableau de LA GOUVERNANTE ; mais les «Mémoires de l'Académie», plus fidèlement renseignés, à ce que l'on peut croire, affirment que le tableau qui lui fut payé le plus cher au moment de sa plus grande réputation ne lui fut payé que 1 500 livres : c'était «la Serinette ou la Dame variant ses amusements», acquise par M. de Ménars ."

Les frères Goncourt